« Nous proposons que se tienne une rencontre internationale de femmes travailleuses »

Dans le monde entier, les femmes se mobilisent, et de plus en plus, dans le combat pour l’égalité effective des droits entre femmes et hommes.

Victimes d’une double oppression, d’une double exploitation, dans tous les domaines, comme travailleuses mais aussi comme mères et comme femmes, elles se dressent contre toutes les formes d’oppression, de discrimination et de violence, de domination patriarcale.

Nous qui sommes engagées dans nos pays respectifs dans ces combats et mobilisations savons que les revendications particulières des femmes s’inscrivent dans le combat plus général de la classe ouvrière pour son émancipation.

Pour autant, les femmes – et ce n’est pas contradictoire – ont des revendications spécifiques : l’égalité des salaires et professionnelle, l’égalité juridique, la mise en place de structures de garde pour les enfants, pour le droit à disposer d’elles-mêmes et pour la liberté de choix de la maternité, l’arrêt du harcèlement et des violences qu’elles subissent.

C’est pourquoi nous proposons que se tienne, préalablement à la conférence ouvrière à l’initiative du COI*, une rencontre internationale de femmes travailleuses engagées dans ce combat de défense, de conquête et de reconquête de leurs droits.

En 1910, la Deuxième conférence de l’Internationale des femmes socialistes, réunie à Copenhague, a décidé d’organiser chaque année une journée internationale des femmes. La première a eu lieu le 19mars 1911, en commémoration de la révolution de 1848 et de la Commune de Paris. Et le 8 mars 1917, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, les femmes russes manifestent à Saint-Pétersbourg pour réclamer le pain, la paix et la liberté. Depuis 1920, le 8-Mars est la Journée internationale des femmes.

Nous proposons qu’à l’occasion des réunions publiques, manifestations, rassemblements, etc. dans chaque pays, le 8 mars 2021, l’initiative de cette rencontre internationale soit soumise aux participantes et discutée et que des délégations de femmes travailleuses commencent à s’y constituer et y soient mandatées.

Rubina Jamil, secrétaire générale de l’APTUF (Pakistan) Christel Keiser, secrétaire nationale du POID (France)

*Le Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière (COI), a été constitué fin novembre 2016 à Mumbai, en Inde, lors d’une conférence internationale rassemblant 350 délégués, militants ouvriers, syndicaux et politiques, d’une quarantaine de pays. Son site web : coi-iwc.org

Je m’associe publiquement à l’appel international lancé par Christel Keiser (France) et Rubina Jamil (Pakistan)